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L’été est arrivé bien avant l’heure cette année avec son lot de canicules qui a maltraité les corps et échauffé les esprits en plus des cadences infernales que nous impose la DGFiP pour pallier les suppressions d’emplois. Nous allons toutes et tous pouvoir faire valoir notre droit aux congés payés bien mérités. Les congés payés, dont il n’est jamais inutile de rappeler qu’ils ont été arrachés de hautes luttes par le mouvement ouvrier il y a 90 ans cette année. Alors joyeux anniversaire aux congés payés et longue vie à eux !
Partout, toujours, il nous faut non seulement rester vigilants car ce droit est sans cesse remis en question (refus pendant la campagne de déclaration d’IR ; impossibilité de prendre tous ses congés de l’année, qui peuvent être compensés financièrement ; etc), mais surtout rester combatifs et gagner de nouveaux droits !
De toutes parts, nos conquis sociaux sont attaqués, comme avec l’action sociale. La DGFiP profite de l’été pour s’inquiéter de notre « summer body » et nous mettre au régime sec en n’apportant aucune solution de restauration pendant la fermeture estivale des RIA. Les vacances, la restauration, … ; la DGFIP, notre employeur, est pourtant responsable de notre bien-être au travail. Faire trimer tout le monde comme dans les accueils où les agent·es deviennent des formes de mutants mi humains mi poulpes, c’est donc ça pour la DGFiP s’adapter aux nouvelles méthodes de travail ? Pour la CGT Finances publiques tout cela est inacceptable.
Nous mesurons tous les jours les conséquences de ces méthodes d’un autre temps. Comment ne pas évoquer le trop grand nombre de nos collègues qui ont mis fin à leurs jours ou qui ont tenté de le faire ces derniers mois, ces dernières années ? Comment ne pas évoquer les conséquences indirectes qui conduisent à de nombreux licenciements dans les Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement (CAUE) ?
Ne nous trompons pas : c’est bien la DGFiP employeur qui est responsable et certainement pas les agent·es de la DGFIP… ou la faute à pas de chance !
Comme nos aîné·es avant nous, nous gardons la tête haute et l’esprit combatif.
Toutes et tous ensemble, faisons le plein de vitamines, de repos, de bon air et revenons à la rentrée plus déterminé·es que jamais ! Premier rendez-vous à Bercy le 8 septembre au soir au plus près des oreilles du ministre et de la directrice générale, qui font mine de ne pas bien nous entendre ; puis toutes et tous ensemble, fonction publique d’État, dans la grève le 29 septembre pour monter d’un cran le rapport de force. Parce que la force de travail c’est nous ! Parce que sans nous, ils ne sont rien !
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Article publié le 17 juillet 2026.