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Manager sans ménager (issu de la Cigogne)

À la DGFiP, le management a le vent en poupe en 2026, le catalogue des formations proposées en atteste : les cadres ont désormais accès, sans repasser par la case ENFiP, à une multitude de formations sur le sujet. Des formations qui doivent préparer le « manager » à bien gérer une équipe de travail en maniant les préceptes de motivation et de gratification afin de remplir les objectifs de rentabilité et de performance.

Voici pour la théorie. Le management de terrain peut être« légèrement » différent, blessant, voire meurtrier, à la DGFiP. Notamment lorsque l’application d’objectifs irréalistes est associée à un management « rude » dans un service, entraînant de fortes tensions et la détérioration des conditions de travail des d’agents (cf le management« toxique »).

Car la vague de mal-être au travail, de burn-out et de suicides que connaît actuellement notre direction est le résultat de transformations à la hussarde appliquées depuis plus de dix ans dans l’organisation et les méthodes de travail.

Alors, en réponse à ces cris de détresse, en solution ultime, nos têtes pensantes proposent des formations aux managers.

Des formations de management peuvent-elles compenser la disparition de 30 % de notre effectif ? Faire face à la multiplication des objectifs à remplir ? Remédier à la souffrance au travail d’un nombre grandissant d’agents ?

Quel sera l’effet de ces formations dans des services qui ont vu leurs effectifs fondre comme neige au soleil et dont les agents vont mal ? Peut-on seulement rêver qu’elles auront des effets positifs sur les conditions de travail ? Au mieux, ce sera un pansement sur une jambe de bois.

Selon la com’ directionnelle, la délégation de responsabilité fait du manager un rouage « essentiel » de la machine DGFiP. Les fiches de postes des managers sont claires sur les résultats à atteindre. Hélas, si le cadre n’arrive pas à remplir ses objectifs, on lui explique que c’est de sa faute. « Vous avez bien
une apprentie et un contractuel qui peuvent remplacer les 5 agents qui ont quitté le service l’année dernière ? ».

Une situation difficilement vécue par l’encadrant dont on attend qu’il soit irréprochable et que les objectifs qui lui ont été assignés soient toujours remplis, « quoi qu’il en coûte ». Même si les conséquences sur l’état des « ressources humaines », utilisables et jetables, peuvent être dramatiques.

Un mal-être et une pression grandissante qui peut être mal vécue par les managers et qui entraîne dans leurs rangs, outre l’arrêt maladie, parfois la démission.

Pour la CGT, la solution à la gestion du personnel d’un service qui a vu disparaître près de 30 % de son effectif et/ou en souffrance ne peut se limiter à des formations de management si les méthodes de travail et les objectifs assignés ne sont pas modifiés en profondeur.

La CGT revendique toujours et encore le recrutement de fonctionnaires à hauteur des missions de service public qui nous sont dévolues afin que les agents puissent travailler dans des conditions acceptables.

Merci aux camarades la section CGT FIP[du Bas-Rhin→https://67.cgtfinancespubliques.fr/] pour cet article extrait du journal de la section : la Cigogne !

Article publié le 31 août 2026.


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