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Apprenti·es : comment faire grève ?

Apprenti·es, vous êtes des salarié·es à part entière : vous avez le droit de faire grève et de manifester. La CGT vous informe et vous accompagne pour vous mobiliser sans risque.

Ne restez pas seul·es ! Quels que soient vos droits, il est toujours préférable d’être accompagné·e syndicalement. Rapprochez-vous de la CGT dans votre entreprise si elle est présente, ou d’une union locale ou départementale CGT dans le cas contraire.

L’apprenti·e est un·e salarié·e : elle ou il a le droit de grève

L’apprenti·e est lié à son employeur par un contrat de travail. Il ou elle bénéficie donc de tous les droits des salarié·es, dont le droit de grève, garanti par le Préambule de la Constitution de 1946 et l’article L. 2511-1 du Code du travail :

  • pas de condition d’âge : un·e apprenti·e mineur·e peut aussi faire grève ;
  • pas d’autorisation à demander : ni à l’employeur, ni au maître d’apprentissage, ni au CFA ;
  • le temps passé au CFA est du temps de travail : l’apprenti·e peut donc faire grève un jour de formation au CFA, dans les mêmes conditions qu’un jour en entreprise.

Manifester ou faire grève, ce n’est pas la même chose :

  • en dehors du temps de travail (soir, week-end, repos), l’apprenti·e manifeste librement ;
  • pendant le temps de travail, en entreprise comme au CFA, il ou elle doit être en grève pour être protégé·e. Sinon, son absence peut être considérée comme injustifiée.

Trois conditions pour une grève protégée

La jurisprudence exige trois conditions cumulatives. Si l’une manque, l’arrêt de travail n’est pas une grève et l’apprenti·e perd la protection :

  • le travail doit complètement cesser. Un ralentissement n’est pas une grève ;
  • il faut un mouvement collectif. Si l’apprenti·e est seul·e gréviste dans son entreprise, il ou elle peut être couvert·e par un appel syndical national ou professionnel (fédération) ;
  • il faut des revendications professionnelles. Une grève purement politique, ou de simple soutien aux lycéen·nes, n’est pas protégée. L’appel à la grève doit porter des revendications – par exemple sur les rémunérations, les conditions de travail, l’emploi…

Dans le secteur privé, aucun préavis n’est exigé : on peut se mettre en grève le jour même.
La grève n’est pas sanctionnable

Un·e apprentie ne peut être sanctionné·e pour avoir fait grève ou incité ses collègues à la faire, sauf en cas de faute lourde, commise personnellement pendant la grève avec l’intention de nuire à l’employeur (violences, dégradations, séquestration).

La seule conséquence légale à la grève est la retenue sur salaire, strictement proportionnelle au temps de grève. Elle doit apparaître sur le bulletin de paie sans mention « grève ».

Le contrat d’un·e apprenti·e ne peut être rompu parce qu’il a fait grève, ni les quarante-cinq premiers jours (durant lesquels le contrat peut être rompu librement), ni après. En cas de licenciement pour ce motif, l’apprenti·e peut demander sa réintégration et des dommages et intérêts.

Le reste des informations dans le document ci-dessous

Article publié le 9 octobre 2026.


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