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A/ LES EMPLOIS
– 77 ETP annoncés qui cache des disparités : - 277 emplois supprimés
surtout il y a « l’effet loupe » de la création de + 200 ETP cette année aux Douanes, qui ont été gagné par la lutte des collègues
– 40 pour l’INSEE (inquiétude pour cette Administration qui fait l’objet d’attaque sur la qualité et l’indépendance de son travail)
– 11 pour la CCRF
– 11 à la DGE
– 9 à la DGT
– 6 CGEIET (Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies), Autorité de la Concurrence, ARCEP
– 10 DGAFP
– 14 CISIRH et DITP
Et il y a - 176 pour la DGFIP. ça peut être moins que les réductions des années passées (au lieu des - 500 et quelques des années précédentes par exemple). Mais ce sont toujours et encore des réductions qui s’ajoute aux 35 000 déjà effectuées à la DGFIP depuis sa création ! Ce n’est même pas une « pause » comme le demandait a minima l’intersyndicale FIP ! On est toujours à l’os des missions, et c’est largement gagé par la destruction toujours en cours des implantations et des règles de gestion.
Enfin, il faut aussi regarder les statuts précis des « ETP » annoncés !
B/ SALAIRES
Les salaires et rémunérations ont été gelés depuis des décennies finalement, pour nos collègues, provoquant une véritable « smicardisation » de la Fonction publique par le tassement des grilles.
Vous contestez le mot et le fait. Mais cette situation honteuse pourrait être illustrée de mille manières. Elle n’est même pas traitée dans ce budget !
C/ MISSIONS ET MOYENS
La situation imposerait de renforcer nos missions face aux enjeux économiques, sociaux, fiscaux, de lutte et de contrôle contre toutes les fraudes... Le budget maintient à l’opposé une attaque d’ampleur grave concernant l’exercice des missions, des réorganisations et des remises en cause des implantations.
Et cela se fait, encore une fois, sans aucun bilan des mesures prises précédemment.
Les Douanes
Malgré les annonces dans cette direction, nous assistons toujours à une fragilisation irresponsable d’une administration essentielle pour la protection de l’économie, des entreprises, de la santé et la sécurité des citoyens et qui lutte contre les grands trafics qui sont en train d’envahir nos territoires.
La loi Ripost reste un enjeu et un risque.
Restructuration de 30 collègues de l’unité des scanners mobiles alors que les annonces du Ministre en juillet contre les trafics ne sont toujours pas déclinées
Fermeture brutale du Bureau de Dédouanement postal de Wissous, mettant en détresse 22 agent·es (le délai des 18 mois de reclassement n’étant pas respecté), il faut que le Ministre intervienne auprès du groupe La Poste pour annuler cette décision ou retarder l’échéance. Dans l’éventualité d’une fermeture, elle doit être retardée et un cycle de discussion doit s’ouvrir pour maintenir un bureau de contrôle dédié au dédouanement postal et e-commerce, notamment parce qu’il y a une plate-forme Amazon à Brétigny.
La DGDDI souhaite imposer de nouvelles pratiques sportives pour les agent·es de la surveillance (sans concertation), avec un programme hyrox qualifié par la médecin coordinatrice de « risque cardiaque élevé ».
La DGFIP
Nous contestons toujours les nouvelle attaques contre le réseau de proximité et les agentes et agents qui le font vivre.
Nouvelle taille à la hache visant à fermer ou déplacer plus de 360 services.
La CGT exige l’arrêt immédiat de ces nouvelles opérations de destruction, la transparence sur les projets sur tout le territoire.
La CCRF
Projet « État efficace »
Cette administration est l’exemple même des erreurs et errances des précédentes et nombreuses réformes.
Au bout de quinze ans, le temps est venu de dresser le constat d’échec de la RGPP, de la RéATE et de leurs développements ultérieurs.
Pour la CGT, il faut orienter la DGCCRF vers l’avenir en faisant naître une administration de Contrôle et de Police Économique, ancrée dans Bercy.
Cela nécessite en urgence le rétablissement de la ligne hiérarchique.
Les Directions centrales de Bercy ne sont pas épargnées
Le projet « Bercy demain » s’opère dans une opacité qui inquiète.
les attaques sur les autorités administratives indépendantes ou établissements sous tutelle sont nombreuses : la situation à l’INPI par exemple !
Par ailleurs, les attaques sont globales et touchent tous les secteurs de notre champ au sens large. 2 exemples sur lesquels nous attirons l’attention :
Nous avons déjà connu ce type d’objectif dans d’autres secteurs comme l’INPI...
D/ CONDITIONS DE VIE AU TRAVAIL
Il n’y a rien dans ce budget pour répondre :
Bien au contraire, les réductions massives d’emplois et les suppressions de centaines d’implantation, notamment à la DGFIP, auront des conséquences toujours explosives. De même les projets régressifs au niveau Fonction publique sur les droits des agent·es.
Nous vous alertons encore sur la situation des personnels en situation de handicap, qui malgré la signature d’un accord, rencontrent encore de nombreux obstacles à leur inclusion.
Enfin, rien sur la situation que nous avons vécue cet été et la demande de mettre en place un plan pérenne d’adaptation de nos services à moyen/long terme sur le climat (épisodes caniculaires + autres épisodes climatiques extrêmes). En lien avec l’ensemble des questions notamment de santé et sécurité et immobilières/de logement.
Le document dans son intégralité ci-dessous :
Article publié le 22 octobre 2026.